Maria Valtorta en résumé : Marie annonce à Joseph la maternité d’Élizabeth et confie à Dieu le soin de justifier la sienne (suite et fin).
EMV 18 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-028.htm
Elle explique combien elle aime et estime Joseph. Depuis leur union voulue par Dieu, elle a découvert en lui un homme juste, doux et profondément saint. Auprès de lui, elle s'est toujours sentie en sécurité, certaine que sa virginité était entre les meilleures mains. Elle sait qu'il est incapable de soupçonner le mal ou de mentir.
Cependant, elle ne trouve aucun moyen humain de lui révéler le mystère de sa maternité. Elle refuse autant de se glorifier du privilège que Dieu lui a accordé que de laisser croire à une faute. Dans sa prière, l'Esprit Saint lui donne alors une seule consigne : « Tais-toi. Laisse-moi le soin de te justifier auprès de ton époux. »
Marie accueille cette parole avec une confiance totale. Sans chercher à savoir comment Dieu interviendra, elle s'abandonne entièrement à sa Providence, persuadée que celui qui l'a conduite jusqu'ici ne l'abandonnera pas.
Elle s'arrête ensuite sur la beauté de cette confiance en Dieu. Selon elle, la foi est comme des bras qui portent l'âme, la réchauffent, la consolent et la conduisent sûrement vers le bien. Celui qui met toute sa confiance en Dieu reçoit finalement Dieu lui-même.
Marie révèle qu'à partir de ce moment commence pour elle une première souffrance intérieure. Pendant plusieurs mois, elle devra garder le silence, sachant que Joseph traversera une profonde épreuve avant que Dieu ne lui révèle la vérité. Elle considère cette douleur comme la première blessure de sa mission de corédemptrice, qu'elle offre pour le salut des hommes.
Enfin, elle tire de cette expérience un enseignement destiné à tous : lorsque des circonstances obligent à garder le silence et exposent injustement à être mal jugé par ceux que l'on aime, il faut remettre sa réputation et ses affections entre les mains de Dieu. Une vie fidèle attire sa protection, et, au moment voulu, il fait éclater la vérité.
Le passage se conclut par une invitation maternelle adressée à Maria Valtorta : reposer dans la paix et demeurer toujours davantage sa fille.
L'idée centrale du passage
Le cœur de cet enseignement est la confiance absolue en la Providence de Dieu.
Marie montre que, face à une épreuve où toute explication humaine serait inutile ou prématurée, le croyant est appelé à obéir, garder le silence lorsque Dieu le demande et lui confier entièrement sa réputation, ses relations et son avenir.
Sa propre attitude envers Joseph devient ainsi un modèle de foi, d'humilité, d'obéissance et d'abandon total à la volonté divine.
EMV 18 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-028.htm
Marie dit :
«Ma chère fille, à la fin de l’extase qui m’avait comblée d’une joie inexprimable [2], j’ai retrouvé mes sens de la terre ; la première pensée, perçante comme une épine de rose, qui a traversé mon cœur entouré des roses de l’Amour divin devenu mon époux depuis quelques instants, fut la pensée de Joseph.
Je l’aimais désormais, mon saint et prévenant gardien. Depuis le moment où la volonté de Dieu, par l’intermédiaire de la parole de son prêtre [3], avait voulu que je devienne l’épouse de Joseph, j’avais pu connaître et apprécier la sainteté de ce juste. À ses côtés, j’avais senti disparaître mon désarroi d’orpheline et je n’avais plus regretté l’asile du Temple que j’avais perdu.
Il avait pour moi la douceur de mon père disparu. Je me sentais autant en sécurité près de lui qu’auprès du prêtre. Toute hésitation avait disparu, et pas cela seulement : elle s’était tellement éloignée de mon cœur de vierge que je l’avais même oubliée. J’avais compris qu’aucune hésitation, aucune crainte ne se justifiait à l’égard de Joseph. La virginité que j’avais confiée à Joseph [4] était plus en sécurité qu’un enfant dans les bras de sa mère.
Mais comment lui apprendre que j’allais être mère ? (...)